Simplifiez votre compta avec un expert-comptable à vos côtés
Se faire accompagner
🎁 Offre : jusqu’à 3 mois offerts jusqu’au 31/03 ! ⏳ J’en profite

Le Blog de Clementine
Guides, conseils et astuces pour piloter votre activité avec sérénité.
Dernière mise à jour le · 6 min

Résumé de l’article
La capacité d’autofinancement (CAF) mesure les ressources internes générées par une entreprise pour financer son activité sans recourir à des financements externes.
Elle se distingue du résultat net en intégrant les éléments non décaissés et non encaissés pour refléter la richesse réellement produite.
La CAF sert à évaluer la santé financière, financer les investissements, rembourser les dettes et déterminer les dividendes.
Elle peut être calculée à partir de l’EBE ou du résultat net, selon deux méthodes complémentaires.
Une CAF positive traduit une bonne autonomie financière, tandis qu’une CAF négative indique un besoin de financement externe ou une phase de développement.
La capacité d’autofinancement (CAF) est un indicateur clé pour apprécier la solidité financière d’une entreprise et sa capacité à financer son activité sans dépendre de ressources extérieures. Utilisée aussi bien par les dirigeants que par les banques ou les investisseurs, elle permet d’évaluer les ressources réellement générées par l’activité sur une période donnée.
Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est la capacité d’autofinancement, à quoi elle sert, comment la calculer, comment l’interpréter et comment l’améliorer, à travers des explications simples et un exemple concret.
La capacité d’autofinancement (CAF) est un indicateur financier qui permet à une entreprise de mesurer sa capacité à générer des fonds internes pour financer ses besoins, sans recourir à des emprunts ou à des apports externes.
La CAF se distingue du résultat net, car elle prend en compte les charges non décaissées (comme les amortissements et provisions) et les produits non encaissés (comme certaines subventions ou reprises de provisions). Ceux-ci n’affectent pas directement la trésorerie, mais ils impactent le calcul de la richesse générée.
Une entreprise peut recourir au calcul de sa capacité d’autofinancement pour plusieurs raisons, notamment pour :
Déterminer le montant des dividendes à verser : la CAF permet d’évaluer combien de fonds peuvent être distribués aux associés ou actionnaires sans nuire à la trésorerie.
Rembourser ses emprunts et renforcer son fonds de roulement : elle garantit que l’entreprise peut honorer ses dettes et maintenir une réserve suffisante pour ses besoins opérationnels.
Évaluer sa santé financière et la viabilité de son modèle économique : la CAF permet de savoir si l’entreprise génère suffisamment de ressources pour soutenir ses activités ou si elle s’expose à un risque de dépendance aux financements extérieurs.
Financer ses investissements : les projets de développement, l’acquisition de matériel ou la croissance de l’entreprise peuvent être financés directement grâce à la CAF, limitant le recours à des financements externes.
Calculer certains ratios : la CAF sert de base pour des indicateurs clés, tels que la capacité d’endettement ou le taux de rentabilité interne, qui aident les dirigeants et investisseurs à mesurer la solvabilité et la performance de l’entreprise.
Concrètement, le calcul de la capacité d’autofinancement est le suivant :
CAF = produits encaissables (revenus effectivement perçus ou à recevoir) - charges décaissables (dépenses payées ou à payer)
Pour un calcul plus précis, il existe deux méthodes principales :
L’excédent brut d’exploitation est un solde intermédiaire qui permet d’apprécier la rentabilité brute d’une entreprise (son cash flow). Il peut servir à déterminer la CAF par le calcul suivant :
Capacité d’autofinancement (CAF) = EBE + produits encaissables - charges décaissables
Pour déterminer la CAF d’une entreprise à partir de son résultat net, voici le calcul à appliquer :
CAF = résultat net comptable
- autres produits non encaissables
- produits de cession d’éléments d’actif cédés
+ autres charges non décaissables
+ valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés
- quote-part des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice
💡 À savoir : La CAF n’est pas un flux de trésorerie réel, mais un indicateur des ressources générées par l’activité.
Pour bien comprendre le calcul de la CAF et son utilité, rien de tel qu’un exemple concret d’entreprise. Voici comment une PME pourrait déterminer sa capacité d’autofinancement étape par étape.
Imaginez une PME avec les éléments comptables suivants :
Dans le cas de notre PME fictive, voici comment calculer sa CAF :
Résultat net : 50 000 €
+ Charges non décaissables :
Amortissements : + 15 000 €
Provisions : + 5 000 €
Total des charges non décaissables = + 20 000 €
− Produits non encaissés :
Reprises sur provisions : − 2 000 €
Quote-part de subventions : − 3 000 €
Total des produits non encaissés = −5 000 €
− Produit de cession des actifs : −10 000 €
+ Valeur nette comptable des actifs cédés : +8 000 €
CAF = 50 000 + 20 000 − 5 000 − 10 000 + 8 000 = 63 000 €
La CAF de cette PME est donc de 63 000 €, mais encore faut-il savoir l’interpréter afin d’en tirer des enseignements utiles pour la gestion et les décisions financières de l’entreprise.
Qu’importe la méthode utilisée pour calculer la capacité d’autofinancement, le résultat obtenu doit être interprété différemment en fonction de s’il est positif ou négatif :
Une capacité d’autofinancement positive : cela signifie que l’entreprise génère suffisamment de ressources internes pour financer ses besoins d’exploitation ou de développement sans avoir à recourir à des capitaux extérieurs.
Une capacité d’autofinancement négative : l’entreprise ne génère pas suffisamment de richesse pour s’autofinancer et doit faire appel à des ressources externes (emprunts ou capital de la part des associés, par exemple).
Reprenons le cas de notre exemple ci-dessus : avec une CAF de 63 000 €, la PME dispose de ressources suffisantes pour financer ses investissements ou rembourser ses dettes sans avoir besoin de financement externe. Cela reflète la solidité financière et l’autonomie de l’entreprise pour ses décisions stratégiques.
💡 À savoir : une capacité d’autofinancement négative ne signifie pas nécessairement une mauvaise gestion, mais peut traduire une phase d’investissement, de démarrage ou de transformation de l’entreprise.
Si la capacité d’autofinancement d’une entreprise est négative ou considérée comme insuffisante, il existe différentes manières de l’améliorer. Il est en effet possible de :
Augmenter les produits encaissables, en ajustant les prix de vente lorsque le marché le permet, par exemple, en développant des produits ou services à plus forte marge, ou en améliorant le taux de transformation commerciale.
Réduire les charges décaissables en négociant les contrats fournisseurs, en optimisant les charges fixes (énergie, loyers, abonnements inutiles) ou en rationalisant certaines dépenses opérationnelles.
Optimiser les stocks dans le but de maintenir un stock adapté à l’activité et d’éviter les surstocks immobilisant la trésorerie.
Ces actions doivent toutefois être mises en œuvre avec prudence afin de ne pas dégrader la qualité de l’offre ou la performance commerciale de l’entreprise.
La capacité d'autofinancement nette correspond à la capacité d’autofinancement brute diminuée du remboursement du capital des emprunts. Elle permet d’évaluer la capacité réelle de l’entreprise à financer ses projets après avoir honoré ses engagements bancaires.
Une CAF négative signifie qu’une entreprise ne génère pas suffisamment de ressources financières internes pour couvrir ses besoins et doit recourir à des financements externes pour assurer son fonctionnement, ses investissements ou le remboursement de ses dettes.
La CAF mesure le potentiel de trésorerie dégagé par une entreprise tandis que le cash-flow correspond aux flux réels de trésorerie (entrées et sorties) générés par celle-ci.

Article écrit par Clementine
Simplifiez votre compta avec un expert-comptable à vos côtés
Se faire accompagner

Le statut de travailleur non salarié (TNS) encadre les professionnels exerçant de manière indépendante, en dehors du régime salarié classique. Il définit à la fois les obligations sociales et les droits en matière de santé, de retraite et de prestations familiales.
7 min

·
Liasse fiscale 2026 : guide complet pour déclarer vos résultatsVotre entreprise au régime réel doit transmettre sa liasse fiscale chaque année à l'administration fiscale. Cette déclaration de résultat regroupe l'ensemble de vos tableaux comptables et fiscaux permettant de calculer votre impôt. Pourtant, de nombreux dirigeants découvrent cette obligation tardivement et commettent des erreurs coûteuses.
11 min

Vous recevez votre bilan comptable et ne comprenez rien aux chiffres affichés ? Rassurez-vous, de nombreux entrepreneurs se sentent dépassés face à ce document. Pourtant, lire un bilan comptable constitue une compétence essentielle pour piloter votre entreprise et prendre les bonnes décisions.
12 min